Ecrivain

Hélène Giannecchini

Hélène Giannecchini

2018-2019 https://helenegiannecchini.com/
2018-2019

Biographie
Hélène Giannecchini est née en 1987 aux Lilas, vit et travaille actuellement à Paris. Écrivain et théoricienne sa démarche mêle littérature, histoire de l’art et esthétique. En 2014 elle a publié Une Image peut-être vraie aux éditions du Seuil dans la collection « La Librairie du XXI°siècle » et dirigé la même année la rétrospective Alix Cléo Roubaud à la Bibliothèque nationale de France. Depuis plusieurs années elle développe un travail d’écriture en collaboration avec des artistes contemporains.

Docteure en littérature, spécialiste des rapports texte et image elle a notamment donné des conférences au Centre Pompidou, à l’Université Complutense de Madrid, à l’Université de Bâle, à la Fondation Henri Cartier-Bresson, au Jeu de Paume, à la Maison Européenne de la Photographie, etc.

Depuis 2017 elle enseigne la théorie de l’art contemporain à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image.

Projet
Son projet pour la Villa Médicis puise dans l’histoire de la médecine et dans les travaux de grands anatomistes qui, en ouvrant des dépouilles, nous ont donné notre corps contemporain. À la croisée du roman et de l’essai, ce livre cherche le regard de l’anatomiste qui ne se pose pas simplement sur le monde mais qui, en le dévoilant, l’engendre.


à propos de l’artiste


Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud 
Postface de Jacques Roubaud
Hélène Giannecchini

L’existence d’Alix Cléo Roubaud (1952-1983) fut d’une exceptionnelle intensité. Photographe, écrivain, complice de son époux Jacques Roubaud, amie du cinéaste Jean Eustache, elle a laissé une œuvre intime et profonde. Après les trente ans qui ont suivi sa brusque disparition, ses photographies sont désormais conservées et exposées dans de grands musées. Mais un pan entier de son travail d’écrivain demeurait oublié. Ce livre se fonde sur plus de six cents photographies inédites – dont une cinquantaine reproduite dans cet ouvrage –, des centaines de lettres et d’écrits pour éclairer la vie intime d’Alix Cléo Roubaud et la force de sa conception de la photographie. Malgré l’importance de ses archives, certains mystères persistent. Restituer cette vie fulgurante, découvrir ces images, pose aussi la question de la mémoire et de ses oublis. Jacques Roubaud écrit dans sa postface : « Ce livre n’ignore pas la dimension autobiographique de l’œuvre d’Alix Cléo Roubaud, mais il relativise son importance. Le chapitre qu’Hélène Giannecchini consacre à l’étude poussée d’une des photographies conservées, Quinze minutes la nuit au rythme de la respiration, constitue, je pense, l’illustration la plus accomplie de la richesse de sa démarche. »

Date de parution 02/05/2014
23.00 € TTC
224 pages
édité par les Editions du Seuil


ALIX CLÉO ROUBAUD.
PHOTOGRAPHIES
Catalogue d’exposition
Sous la direction d’Anne Biroleau, Hélène Giannecchini et Dominique Versavel

« Travailler comme un peintre, éléments de rythme, densité, répétition essentiellement photographique. Le singulier à répéter jusqu’à la danse, jusqu’au chant. »  Alix Cléo Roubaud
Jusqu’en 2009, l’œuvre d’Alix Cléo Roubaud a été presque entièrement oubliée. Jacques Roubaud disposait des six cent cinquante-deux photographies laissées pêle-mêle après sa mort. Ces images ont aujourd’hui rejoint les prestigieuses collections de différentes institutions (BnF, Musée national d’art moderne, Maison européenne de la photographie, etc.). La BnF a reçu deux ensembles, qui constituent un fonds de 148 épreuves uniques. Le présent ouvrage présente des photographies issues de ces différents fonds, afin de donner une vision exhaustive du travail de la photographe : une œuvre à la fois intime, arrimée à sa biographie – elle-même, ses proches, ses objets familiers, ses médicaments, ses addictions – et profondément expérimentale. Alix Cléo considérait en effet le négatif comme « la palette du peintre » : une fois obtenu le tirage souhaité, le négatif était détruit. Il existe donc très peu de tirages, tous réalisés de sa main.

Cet ouvrage a été publié à l’occasion de l’exposition Alix Cléo Roubaud, photographies. « Quinze minutes la nuit au rythme de la respiration », présentée par la Bibliothèque nationale de France sur le site François-Mitterrand, Galerie 1, du 28 octobre 2014 au 1er février 2015 dont Hélène Giannecchini fut commissaire.

  • Émission LES NOUVELLES VAGUES sur France Culture
    avec Hélène Giannecchini, historienne de la photographie et écrivain. Chargée du Fonds de la photographe Alix Cléo Roubaud, elle a publié Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud (Seuil, 2014) et a été co-commissaire de la rétrospective de la photographe organisée à la Bibliothèque Nationale de France la même année.

Being Beauteous
Amaury da Cunha, Marie Maurel de Maillé, Nicolas Comment, Anne-Lise Broyer
Léa Bismuth, Yannick Haenel, Etienne Hatt, Jean Deilhes, Hélène Giannecchini

« Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment, Amaury da Cunha et Marie Maurel de Maillé ont décidé de se regrouper, de penser ensemble leurs images, de les agencer comme un tout organique. Ils ont vécu des histoires parallèles ou semblables, malgré les singularités dont ils sont nécessairement porteurs et malgré la diversité des routes empruntées. Avec Being Beauteous, ils tentent de trouver un geste photographique commun. J’y vois une manière de réveiller un concept qui a une belle histoire, loin d’être désuet?: celui de «?communauté?». Après Georges Bataille, Jean-Luc Nancy et Maurice Blanchot, renouer les fils. Mais, dès lors que ce mot est prononcé, nous butons?: nous butons contre le mur de l’absence de communauté. Nous sommes confrontés au questionnement suivant?: s’il y a communauté, que défendez-vous?? Pensez-vous d’une seule et unique voix?? Ces questionnements nous éloignent du véritable enjeu, qui n’est jamais celui d’atteindre une vérité –?et donc la vérité du groupe ou du collectif?– mais plutôt d’expérimenter des possibles. » […] Léa Bismuth

Éditions Filigranes
Parution 2015
Relié couverture cartonnée
72 photographies couleurs et noir et blanc 120 pages

Ouvrage publié avec le soutien du : Musée de La Roche-sur-Yon ; Mairie de Saint-Florent-le-Vieil ; Maison Julien Gracq ; Musée de Guéret ; L’Imagerie, Lannion ; Le Château d’Eau, Toulouse