Histoire de l'art

Ariane Varela Braga

Ariane Varela Braga

2022-2023
2022-2023

Née à Paris, Ariane Varela Braga est historienne de l’art et de l’architecture. Professeure invitée à l’Université de Milan (2022), elle est chercheuse associée à HISTARA/EPHE et prépare sa thèse d’habilitation à l’Université de Zurich. Sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université de Neuchâtel en 2013, est parue sous le titre Une théorie universelle au milieu du XIXe siècle. La Grammar of Ornament d’Owen Jones (Campisano, 2017).

Elle a été membre de l’Institut suisse de Rome, chercheuse postdoctorale à l’Université de Zurich, Postdoctoral Fellow à la Bibliotheca Hertziana et lauréate d’une bourse André Chastel de la Villa Médicis et de l’Institut national d’histoire de l’art (2021). Elle a enseigné à la John Cabot University (Rome), ainsi qu’aux universités de Zurich et Genève.

Ses recherches se situent à l’intersection entre histoire de l’art, architecture et culture matérielle. Elle est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages portant sur la théorie de l’ornement, l’orientalisme dans les arts décoratifs et l’architecture, ainsi que sur le marbre. Elle a été co-commissaire d’expositions sur les arts des XIXe et XXe siècles.

Son projet de recherche à la Villa Médicis, intitulé « MARBRE. Identité, mémoire et matérialité, de l’unification italienne au fascisme », porte sur la symbolique du marbre et ses emplois dans l’architecture italienne, de l’unification de la nation au fascisme. Il entend explorer le lien entre matériau, matérialité et identité collective à un moment historique où la recherche d’une identité artistique et culturelle italienne, entre tradition et renouveau, devint cruciale.

Se concentrant sur Rome, son projet prend en considération les emplois emblématiques du marbre dans l’architecture monumentale et institutionnelle de la fin du XIXe siècle jusqu’à la période du Ventennio (1922-1943), les narrations et discours développés autour de son utilisation, selon une perspective à la croisée de l’histoire de l’art et de l’architecture, des études sur la mémoire et de l’anthropologie.

Il s’agit de comprendre les mécanismes, pratiques et enjeux idéologiques, politiques, économiques, techniques et artistiques qui ont porté à la
« création » du marbre comme matériau « national » représentatif de la culture et de l’identité italienne.

© Ariane Varela Braga