Plasticien

Frédéric Malek et Mathieu Kendrick, dits Lek & Sowat

Frédéric Malek et Mathieu Kendrick, dits Lek & Sowat

2019/2015
2019/2015

Frédéric Malek et Mathieu Kendrick, dits Lek & Sowat
Période: 2015-2016
Profession: Plasticien Frédéric Malek et Mathieu Kendrick, dits Lek et Sowat, sont nés respectivement en 1971 et en 1978. Travaillant en binôme depuis 2010, ils partagent un goût commun pour l’Urbex – ou « Exploration Urbaine » –, discipline qui consiste à explorer la ville à la recherche de ruines modernes. Poussant les limites du graffiti traditionnel, leurs expérimentations in situ réunissent vidéos, abstractions architecturales, installations et archéologie, créant une forme moderne de land art urbain. En 2012, le projet
Mausolée les a vus organiser une résidence artistique clandestine dans un centre commercial abandonné de la capitale et a retenu l’attention de Jean de Loisy, qui leur a ouvert les portes du Palais de Tokyo. Entourés d’une cinquantaine d’artistes majeurs des arts urbains et du commissaire d’exposition Hugo Vitrani, Lek et Sowat ont passé deux années à créer une exposition expérimentale dans les issues de secours du bâtiment : le
Lasco Project a été le premier programme officiel d’art urbain du centre d’art. Depuis, ils multiplient les collaborations avec des artistes d’horizons variés : John Giorno, Agnès b et Jean Charles de Castelbajac, les pionniers du Graffiti Futura, Mode2 et Jonone ou encore Jacques Villeglé, qu’ils considèrent comme un précurseur du street art. C’est avec ce dernier qu’ils ont réalisé le projet
Tracés Directs , première œuvre de graffiti à entrer dans la collection permanente du Centre Pompidou. En accord avec leur discipline d’élection, l’Urbex, le projet de Lek et Sowat à la Villa Médicis a pour ambition d’appréhender la Ville éternelle par ses sous-sols et ses ruines, ses tunnels et ses stations de métro, conduits d’aération, catacombes, palais et carrières abandonnés. Cette approche a pour but d’explorer les liens plastiques qui existent entre graffiti antiques – source précieuse d’information pour l’archéologie – et graffiti contemporains, tels qu’il sont nés une seconde fois dans le métro new-yorkais des années 1970.