Storico dell'arte

Joana Barreto

Joana Barreto

2011-2012
2011-2012

Joana Barreto
Periodo: 2011-2012
Professione: Storico dell’arte A consacré ses premières recherches à l’art napolitain du XVè siècle. Son doctorat d’histoire de l’art soutenu à Paris I en 2010 s’intitulait « Du portrait du roi à l’image de l’Etat. Les Aragon de Naples dans l’Italie de la Renaissance ». A travers l’étude de peintures, sculptures, architecture, médailles, monnaies, arts éphémères, enluminures et romans, elle a porté son attention sur l’expression artistique de la moitié de la péninsule italienne, espace monarchique inédit qui marque durablement les cours européennes jusqu’aux Habsbourg. L’étude de la politique artistique d’une dynastie entière, de leur mécénat et des principaux thèmes de leur propagande iconographique ont permis de saisir les enjeux mémoriels qui leur sont liés. Le corps du roi est ainsi devenu le vecteur d’une identité napolitaine, dont ont été traquées les manifestations jusque dans l’image caractéristique de la capitale et du royaume qui se dessine alors. Prolongeant la réflexion sur l’usage des portraits des souverains aragonais de Naples dans les cours contemporaines et jusqu’au XVII e siècle, la thèse a pu dégager une nouvelle conception de la renaissance napolitaine dans le panorama artistique général de l’Europe moderne. Parallèlement à l’écriture du doctorat, Joana Barreto a enseigné à l’université Paris et à Poitiers comme monitrice et comme A.T.E.R. Elle a également participé à de nombreux colloques et a co-publié deux actes de colloque (
Visible et lisible. Confrontations et articulations du texte et de l’image , Paris, Nouveau Monde, 2007 ;
La battaglia nel Rinascimento meridionale. Moduli narrativi tra testo e immagine, Rome, Viella, 2011). Son projet de recherche pour la Villa Médicis est intitulé « Images de bataille au temps de Machiavel et Léonard De Vinci : la guerre dans les arts entre Italie et France ». Par une étude basée sur tous les médiums, il vise à éclairer la genèse du motif de la bataille contemporaine de 1470 à 1530 env., c’est-à-dire de la première chronique monumentale à Naples à la
Bataille de Constantin de l’atelier de Raphaël au Vatican qui devient rapidement le parangon pour le motif de bataille, contemporaine ou non. Enquête sur la période antérieure à la codification de la peinture d’histoire, le projet vise à mener une analyse de l’intégralité du corpus des batailles contemporaines en lien avec la révolution militaire en Occident caractéristique de ces années, en particulier durant les Guerres d’Italie.