Historien de l'art

Charlotte Guichard

Charlotte Guichard

2012-2013
2012-2013

Charlotte Guichard
Période: 2012-2013
Profession: Historien de l’art Charlotte Guichard est chercheur au CNRS. Spécialiste du XVIII e siècle français, elle travaille au croisement de l’histoire de l’art,de l’histoire socio-culturelle et des sciences sociales. A travers les notions d’expertise, d’authenticité et d’originalité, elle interroge la constitution des mondes de l’art et de leurs valeurs dans l’Europe de l’époque moderne. Après avoir travaillé sur l’émergence de la figure de l’amateur au XVIII e siècle, marquée par l’essor des institutions savantes, des pratiques d’amateur et des formes nouvelles de sociabilité entre artistes et commanditaires, elle s’intéresse désormais à la matérialité des œuvres et des objets, leurs processus de désignation, de classification et de signature. Son projet actuel porte sur la signature du peintre à Paris au XVIII e siècle, lorsque, rompant avec le long silence des sources, la signature est constituée comme détail et comme saillance dans la littérature artistique. Ellecommence à jouer aussi un rôle dans l’essor du marché et des pratiques d’attribution. Indice d’authenticité, trace graphique, aura du nom : la signature du peintre devient un élément essentiel des mondes de l’art. Construire la signature comme un objet de l’histoire de l’art, entre histoire socio-culturelle et démarche interprétative, ne permet pas seulement de mettre au jour l’histoire d’un détail. L’objet-signature présente une valeur heuristique, dans la mesure où il oblige à discuter certaines catégories centrales, et rarement interrogées, dans l’écriture de l’histoire de l’art depuis Vasari : statut du nom propre dans les mondes de l’art, rôle des pratiques attributives dans la valeur de l’art, conception autographique de la peinture. Publications (sélection) : OUVRAGE 1.
Les amateurs d’art à Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2008. DIRECTION D’UN NUMERO DE REVUE 2.
Les Formes de l’expertise artistique en Europe, XIVe-XVIIIe siècles, pour la
Revue de Synthèse, 2011, n°132-1. REVUES A COMITE DE LECTURE 1. « Taste Communities. The Rise of the Amateur in Eighteenth-Century Paris »,
Eighteenth-Century
Studies, vol. 45, no. 4, été 2012, p. 519-547. 2. « Le marché au cœur de l’invention muséale ? Jean-Baptiste-Pierre Lebrun et le Louvre (1792- 
1802) »,
Revue de synthèse, n°2011-1, p. 93-118. 3. « Les Formes de l’expertise artistique en Europe », introduction générale,
Revue de Synthèse, n°2011-1, p.1-13. 4. « Les savoirs à l’épreuve. Autour de l’expertise. Conclusions de la journée d’études doctorales »,
Hypothèses. Travaux de l’École doctorale de Paris 1, Paris, Publications de la Sorbonne, 2011, p. 155-161. 5. « Du ‘nouveau connoisseurship’ à l’histoire de l’art. Original et autographie en peinture »,
Annales. Histoire, Sciences sociales, n°6- 2010, p. 1387-1402. 6. Avec F. Elsig, P. Parshall, P. Sénéchal, « De la pertinence du connoisseurship face aux nouvelles méthodes »,
Perspective. La Revue de l’INHA, 2009-3, p. 344-356. 7. « La signature dans le tableau aux XVIIe et XVIIIe siècles : identité, réputation et marché de l’art »,
Sociétés et représentations, mai-juin 2008, n°25, n° spécial « Ce que signer veut dire », p. 49-79. 8. « Les ‘livres à dessiner’ à l’usage des amateurs à Paris au XVIIIe siècle »,
Revue de l’Art, n° 143, 2004-1, p. 49-58. 9. « Arts libéraux et arts libres à Paris au XVIIIe siècle : peintres et sculpteurs entre corporation et Académie royale »,
Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, n°49-3, juil-sept. 2002, p. 54-68.