Les jeudis de la Villa | 10 mai

19h00
L’imaginaire de Mai 68 dans la littérature contemporaine, en France et en Italie
Dialogue entre Arno Bertina et Lidia Ravera animé par Éric Jozsef, correspondant à Rome du journal Libération.

L’Université Sapienza et l’Institut français Italia invitent Arno Bertina et Lidia Ravera à un dialogue, à l’occasion du colloque L’imaginaire de Mai 68 dans la littérature contemporaine les 10 et 11 mai.
Arno Bertina : écrivain français, il fait partie du collectif Inculte. Ses récits donnent un relief particulier à la question de l’identité et à ses enjeux politiques. Son dernier livre, Des châteaux qui brûlent (Verticales, 2017) narre la séquestration d’un secrétaire d’État, par les salariés d’un abattoir breton. Lidia Ravera est une romancière italienne, actuellement Assessore alla Cultura e alle Politiche giovanili pour la Région Lazio, elle atteint la notoriété avec Porci con le ali (1976), qui traite de l’émancipation (amoureuse et politique) depuis le point de vue croisé de deux adolescents.

20h30
Dé-coïncidence
Conférence de François Jullien, philosophe, invité par le pensionnaire de l’Académie de France à Rome Aurélien Dumont

On voudrait croire que, quand les choses en viennent enfin complètement à s’accorder, c’est là le bonheur… Or, quand les choses se recoupent entièrement et coïncident, cette adéquation, en se stabilisant, se stérilise ; par adaptation, se désactive. La coïncidence est la mort.
Vivre, déjà, c’est dé-coïncider à chaque instant de l’état présent, se désolidariser de ce qui, s’installant et se satisfaisant, se fige, pour promouvoir à nouveau la vie, se hissant hors de cette adhérence, et proprement « exister ». D’où advient, dans cette faille de la décoïncidence, une liberté. De même, c’est en dé-coïncidant de lui-même que l’art, non pas progresse, mais se promeut, en retrouvant une initiative, et peut se risquer à nouveau et s’inventer.

 

 

Partager