Catherine Libert

Catherine Libert

2011-2012
2011-2012

Catherine Libert
Period: 2011-2012
Profession: Catherine Libert est née en avril 1971 à Liège, en Belgique. Diplômée en réalisation cinéma à l’INSAS à Bruxelles, elle tourne son premier court-métrage « Dans le noir » dans des conditions classiques de cinéma de fiction 35 mm (une lourde équipe, une finition en 35 mm, un budget confortable). Malgré le bon accueil que reçut ce premier film, elle se rend compte que son cinéma n’est pas à cet endroit. Elle entame alors un parcours plus autonome en réalisant deux long-métrages documentaires “Benjamin, portrait d’un départ” et “Nul ne sait ce que peut un corps”. Son geste cinématographique s’affine dans une nécessité toujours plus pressante de tourner dans des conditions plus légères, d’écrire le film en cours de tournage, d’improviser avec les acteurs, bref d’utiliser le cinéma comme un territoire de recherche permanente et non comme une fin en soi. Elle profite de la création du labo Bruxelles pour apprendre avec les ateliers MTK (Grenoble) les techniques de développement artisanal du 16 mm et du super8. Elle réalise ensuite son premier long-métrage de fiction « Un été » avec Sébastien Koeppel (qui a signé l’image de tous ses premiers films) tourné en super 8 Kodachrome. Elle participe également au travail de restauration et de diffusion des films inédits de Pierre Clémenti. En 2009, elle rencontre Stefano Canapa qui deviendra son compagnon de route des « Chemins de traverse », une série de documentaires dédiés au cinéma indépendant en Italie. Le projet se met en place et profitant du fait que la cinémathèque de Paris leur laissait carte blanche pour projeter un premier portrait de cinéaste, ils tournent rapidement et avec un budget dérisoire le premier épisode de la série : « Les champs brûlants ». Tourné entre Rome et Naples et consacré au cinéma de Beppe Gaudino et Isabella Sandri, ce premier épisode a reçu un très bon accueil du public : sélectionné au festival de Locarno et au festival du Cinéma du réel à Paris, mais également reconnu au festival de Turin 2010 où il a reçu le prix spécial du jury. Le projet romain Au-delà de la chronique de la mort annoncée du cinéma italien dès la fin des années 80, malgré la disparition quasi-simultanée de ses plus grands cinéastes, au-delà de quelques apparitions d’oeuvres reconnues et célébrées dans les festivals (Gommora, Il Divo, Vincere,…), il y a encore du nord au sud du pays des forces vives et bien actives oeuvrant à poursuivre l’histoire du cinéma d’auteur italien. Un cinéma invisible et résistant comme le roseau face au chêne, ce cinéma qu’aucune tempête ne pourra anéantir, parce qu’il reviendra toujours, libre et spontané, comme les herbes folles le long des chemins de traverse. C’est avec ce désir de rendre visible ce cinéma de l’ombre qu’est né le projet des
Chemins de traverse , une série de films documentaires à travers l’Italie dédiés au cinéma indépendant. Catherine Libert profitera donc de son séjour à la villa Medici pour écrire les prochains épisodes et entamer des rencontres du nord au sud du pays avec des cinéastes aux parcours divers mais aussi des collectifs d’artistes, des producteurs, des critiques, des diffuseurs, des éditeurs… tous oeuvrant plus ou moins pour un cinema hors-norme, hors-économie, précaire, militant ou poétique.