Villa Medici

Storia

  • La terrazza del bosco

    La terrazza del bosco

  • Il bosco

    Il bosco
    © 2009 Académie de France à Rome - Villa Medici
    Fotografie di Giuseppe Causati e Piero Zagami

  • Il Parnaso

    Il Parnaso

Da una scalinata laterale si accede al bosco e alla terrazza che permette di godere di una magnifica vista su Villa Medici, sui giardini di Villa Borghese e sulla città. Il bosco - che si dice sia abitato dal fantasma di Messalina, uccisa qui dal marito (l'imperatore Claudio) - fu risistemato da Ferdinando de' Medici. Sulle rovine antiche di un tempio della Fortuna, questi vi realizzò un belvedere, detto Parnaso. Nel bosco, che contrasta con la regolarità delle aiuole quadrate del piazzale, Ferdinando organizzava delle battute di caccia che, secondo Berlioz, proseguirono fino al XIX secolo, quando i borsisti dell'Accademia continuavano a sparare sui merli e sui corvi che lo popolavano. Sulla terrazza sono state organizzate numerose feste, tra cui la più celebre resta quella offerta dall'ambasciatore François-René de Chateaubriand in onore della Principessa di Russia il 28 aprile 1829, citata anche nelle "Memorie d'Oltretomba".

"J'avais donné des bals et des soirées à Londres et à Paris, et, bien qu'enfant d'un autre désert, je n'avais pas trop mal traversé ces nouvelles solitudes ; mais je ne m'étais pas douté de ce que pouvaient être des fêtes à Rome : elles ont quelque chose de la poésie antique qui place la mort à côté des plaisirs. A la villa Médicis, dont les jardins sont déjà une parure et où j'ai reçu ce matin la grande-duchesse Hélène, l'encadrement du tableau est magnifique : d'un côté, la villa Borghèse avec la maison de Raphaël ; de l'autre, la villa de Monte-Mario et les coteaux qui bordent le Tibre ; au- dessous du spectateur, Rome entière comme un vieux nid abandonné. Au milieu des bosquets se pressaient, avec les descendants des Paula et des Cornélie, les beautés venues de Naples, de Florence et de Milan : la princesse Hélène semblait leur reine. Borée, tout à coup descendu de la montagne, a déchiré la tente du festin, et s'est enfui avec des lambeaux de toile et de guirlandes, comme pour nous donner une image de tout ce que le temps a balayé sur cette rive. L'ambassade était consternée; je sentais je ne sais quelle gaieté ironique à voir un souffle du ciel emporter mon or d'un jour et mes joies d'une heure. Le mal a été promptement réparé. Au lieu de déjeuner sur la terrasse, on a déjeuné dans l'élégant palais : l'harmonie des cors et des hautbois, dispersée par le vent, avait quelque chose du murmure de mes forêts américaines. Les groupes qui se jouaient dans les rafales, les femmes dont les voiles tourmentés battaient leurs visages et leurs cheveux, la sartorella qui continuait dans la bourrasque, l'improvisatrice qui déclamait aux nuages, le ballon qui s'envolait de travers avec le chiffre de la fille du Nord, tout cela donnait un caractère nouveau à ces jeux où semblaient se mêler les tempêtes accoutumées de ma vie".

François-René de Chateaubriand
Mémoires d'Outre Tombe

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