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Historique

Le palais de la Renaissance

Lorsque le cardinal Ricci da Montepulciano acquit le site sur le Pincio en 1564, il y trouva une petite bâtisse, appelée Casina Crescenzi et des vestiges antiques, dont le temple de la Fortune. À son tour, il y fit construire un palais par l’architecte florentin Nanni di Baccio Bigio. Devenu propriétaire de ce domaine au plus tard en 1576, le cardinal Ferdinand de Médicis (1549-1609), grand collectionneur et mécène, chargea l’architecte Bartolomeo Ammannati, florentin lui aussi, de modifier et d’agrandir l’édifice projeté par le cardinal Ricci pour le transformer en un somptueux palais digne de son illustre famille. Ferdinand fit aménager une longue galerie destinée à exposer les plus belles pièces de sa collection d’œuvres d’art et d’antiques et fit orner la façade du palais côté jardin, d’une somptueuse série de bas-reliefs antiques – proposant ainsi un prestigieux musée à ciel ouvert, véritable démonstration de sa richesse et son érudition.

C’est à Jacopo Zucchi, le peintre attitré du cardinal, qu’il fit appel pour la décoration intérieure du palais. Parmi les décors les plus célèbres qu’il ait réalisés, on compte l’appartement du Cardinal, composé d’une série de trois chambres dont les frises peintes à fresque et les peintures ornant les plafonds à caissons. Ceux-ci déploient un savant programme iconographique de nature essentiellement cosmologique, mettant en scène divinités mythologiques et personnifications. Dans sa chambre à coucher, on découvre la mise en image de son horoscope lui prédisant un destin royal. Ce décor, réalisé entre 1584 et 1586, était complété par de somptueuses tentures de cuirs dorés polychromes et un mobilier précieux.

Éloigné des regards et donnant directement sur la campagne avoisinante, un petit pavillon de deux pièces fut édifié au fond du jardin, dans l’une des tours de guet de la muraille d'Aurélien. Sa restauration récente a permis de révéler la finesse et l’originalité du décor exécuté par Jacopo Zucchi et son atelier, en 1576-1577, représentant une pergola peuplée d’une multitude d’oiseaux et d’animaux, véritable bestiaire et herbier d’une grande précision scientifique. Le vestibule du pavillon est décoré de grotesques et de vues antérieures ou imaginaires de la villa, ainsi que d’allégories des saisons et de scènes figurant des fables d’Ésope. Lorsqu’il fut appelé à Florence pour succéder à François Ier à la tête du grand-duché de Toscane, en 1587, le cardinal Ferdinand de Médicis laissa la décoration de la Villa en partie inachevée.

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