Villa Medici

Historique

  • Bas-relief de la façade

    Bas-relief de la façade
    © 2009 Académie de France à Rome - Villa Medici
    Fotografie di Giuseppe Causati e Piero Zagami

  • Bas-relief de la façade

    Bas-relief de la façade
    © 2009 Académie de France à Rome - Villa Medici
    Fotografie di Giuseppe Causati e Piero Zagami

  • Colonnes de la Loggia

    Colonnes de la Loggia
    © 2009 Académie de France à Rome - Villa Medici
    Fotografie di Giuseppe Causati e Piero Zagami

Les travaux se poursuivent en 1994 avec la restauration de la façade qui donne sur le piazzale qui a désormais pour couleur un ocre sale et délavé. Pendant plus d'un an sont menées des études approfondies sur l'état de conservation des différents matériaux. Ces longues recherches permettent de constater avec soulagement et bonheur que les matériaux d'origine étaient dans un état de conservation satisfaisant, la crasse et la couche de peinture ocre ayant eu un rôle protecteur. La restauration dévoile peu à peu une harmonie de blanc. Tous les éléments structuraux de la façade sont en travertin : les encadrements des fenêtres, les corniches, le marbre des sculptures antiques, des frises et des bas reliefs, le stuc qui complète les fragments antiques composent des tableaux cohérents complétés par le marmorino, enduit à base de poudre de marbre, comme fond de façade.

La restauration de la façade est achevée en 1996 et les travaux se poursuivent sur les autres façades selon les mêmes techniques de restitution et restauration du marmorino. Lors de la restauration des façades, les huisseries, datant du XIXe siècle, sont totalement refaites selon le dessin retrouvé dans de nombreuses gravures, et d'après les deux trompe-l'œil situés sur les deux ailes de la façade principale. Les menuiseries sont en châtaigner, composées de verres anciens montés sur plomb, les volets intérieurs sont en peuplier, les ferronneries sont refaites en fer battu.
Parallèlement, l'ensemble des toitures est restauré selon les techniques et les matériaux traditionnels. Cette intervention s'attache à remplir sa double mission : celle, bien sûr, de conserver le patrimoine, mais également celle de perpétuer les techniques anciennes dans une volonté de transmettre les savoir-faire traditionnels. Les tuiles retrouvent leur vraie fonction de couverture et de protection, et non plus celle qui les cantonnait en un simple décor posé sur une imperméabilisation. Les formes et les dimensions des deux types de tuiles en terre cuite qui composent les toitures romaines, les tuiles canal et les imbrix (tuiles plates), sont relevées avec précision pour les refaire à l'identique et à la main dans une briqueterie située dans le nord de Rome, où se trouvent les carrières d'argile du Latium. Ces tuiles offrent un recouvrement totalement étanche. De même, la pose des tuiles, avec l'alternance des tuiles canal et des imbrix toutes les cinq files, reprend la technique d'origine, où les rangées de tuiles plates servent de chemin de ronde pour l'entretien de la couverture. La distance entre deux rangs d'imbrix correspond au double de la longueur du bras de l'ouvrier qui se trouve sur le toit !

Pour achever les couvertures, les deux pinacles au sommet des tourelles sont reconstruites d'après des gravures d'époque, par la Fonderie de Coubertin et les Compagnons du devoir.

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