Chambre du cardinal ou des éléments
Lorsqu'il achète le palais Ricci, le cardinal Ferdinand de Médicis (1549-1609) demande à Jacopo Zucchi de décorer les chambres d'apparat situées au-dessus d'une loggia qu'il vient de faire agrandir. Les trois pièces en enfilade qui donnent sur le piazzale et les jardins sont richement décorées par le maître maniériste et son atelier. La première est la chambre des Eléments, la seconde celle des Muses, et la troisième la chambre des Amours de Jupiter. Cosme III, qui jugeait la décoration de cette dernière trop licencieuse, en a fait brûler les panneaux historiés lors de son séjour à Rome en 1700.
Le cardinal Ferdinand dormait dans la chambre des Muses. Sur un plafond à caissons typiquement florentin, orné de toiles peintes carrées et hexagonales et de petits panneaux rectangulaires qui entourent un grand tableau ovale, les figures féminines portent à la fois les attributs des muses et des planètes. Ce sont les muses des sphères de la tradition néoplatonicienne qui régissent le mouvement de chaque planète. L'ensemble, entouré par une frise représentant les histoires d'Hercule et de Minerve, voulait représenter l'horoscope de Ferdinand de Médicis.
À la naissance de Ferdinand, son père Cosme Ier avait lu dans le thème astral du nouveau-né la prédiction d'un destin royal. Ferdinand étant son cinquième fils mâle, Cosme se devait de cacher un document qui prédisait implicitement la mort prématurée des quatre premiers. De fait, trois d'entre eux moururent jeunes. À Rome, Ferdinand, qui avait pris connaissance de l'horoscope, voulait forcer la providence en l'inscrivant au plafond de sa chambre. Sans doute à l'origine le cardinal visait-il le trône de saint Pierre. En 1587, la mort de son frère aîné Francesco Ier permit à Ferdinand de lui succéder à la tête du grand-duché de Toscane. Une mort providentielle à laquelle le cardinal ne fut peut-être pas tout à fait étranger...
Lorsqu'il achète le palais Ricci, le cardinal Ferdinand de Médicis (1549-1609) demande à Jacopo Zucchi de décorer les chambres d'apparat situées au-dessus d'une loggia qu'il vient de faire agrandir. Les trois pièces en enfilade qui donnent sur le piazzale et les jardins sont richement décorées par le maître maniériste et son atelier. La première est la chambre des Eléments, la seconde celle des Muses, et la troisième la chambre des Amours de Jupiter. Cosme III, qui jugeait la décoration de cette dernière trop licencieuse, en a fait brûler les panneaux historiés lors de son séjour à Rome en 1700.
Le cardinal Ferdinand dormait dans la chambre des Muses. Sur un plafond à caissons typiquement florentin, orné de toiles peintes carrées et hexagonales et de petits panneaux rectangulaires qui entourent un grand tableau ovale, les figures féminines portent à la fois les attributs des muses et des planètes. Ce sont les muses des sphères de la tradition néoplatonicienne qui régissent le mouvement de chaque planète. L'ensemble, entouré par une frise représentant les histoires d'Hercule et de Minerve, voulait représenter l'horoscope de Ferdinand de Médicis.
À la naissance de Ferdinand, son père Cosme Ier avait lu dans le thème astral du nouveau-né la prédiction d'un destin royal. Ferdinand étant son cinquième fils mâle, Cosme se devait de cacher un document qui prédisait implicitement la mort prématurée des quatre premiers. De fait, trois d'entre eux moururent jeunes. À Rome, Ferdinand, qui avait pris connaissance de l'horoscope, voulait forcer la providence en l'inscrivant au plafond de sa chambre. Sans doute à l'origine le cardinal visait-il le trône de saint Pierre. En 1587, la mort de son frère aîné Francesco Ier permit à Ferdinand de lui succéder à la tête du grand-duché de Toscane. Une mort providentielle à laquelle le cardinal ne fut peut-être pas tout à fait étranger...
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| 2010-02-04, Historical rooms (English version) |
